Jean Lagrange

Jean Lagrange
Georges Chauvin
Casimir Legendre
Pierre Lagrange
Camille Chauvin
Le 409è RI
Le 147è RI
Liens divers

 

 

 

Jean LAGRANGE (1891-1954) est mon grand-père paternel.
Je ne l'ai pas connu.
Il a fait la guerre 1914-1918 comme sous-officier (sergent en 1914) aux 90ème RI et 290ème RI, puis officier (lieutenant en 1918) au 409ème RI.
Blessé à 2 reprises :
- éclat d'obus le 9 septembre 1914 près de la Fère Champenoise.

Extrait du JMO du 290ème RI pour la journée du 9 septembre 1914 :
" Le 290è reçoit du Général commandant la 21è DI l'ordre de se porter de Cauroy sur Fère Champenoise pour occuper cette localité et l'organiser défensivement. Le 290è fait toujours partie d'un détachement sous les ordres du Colonel HIRTZMAN et comprenant : 290è RI (7 Cies), 93è RI (750 hommes), un groupe d'artillerie (3è groupe du 51è), un peloton de l'escadron divisionnaire (5è escadron du 2è Chasseurs). L'action de ce détachement doit se lier à gauche avec celle du 9è Corps (17è Division) attaquant Fère Champenoise par l'ouest et à droite avec celle de la brigade de Treplière qui doit occuper les hauteurs au nord ouest d'Oeuvy. Le 5è bataillon du 290è et le 93è RI conservent leurs positions d'avant postes jusqu'à ce qu'ils soient dépassés par l'avant garde composée d'un peloton de chasseurs et de deux compagnies du 290è (22è et 23è) sous les ordres du Cdt VALLOIS. Vers 6h30 l'avant garde débouchant de la lisière nord des bois à l'est de Connantré vers la cote 130 est accueillie par le feu des batteries d'obusiers et de canons de campagne installés à l'est de Fère Champenoise et en arrière de cette localité. Ce feu a une telle violence que l'avant garde ne peut s'engager dans le terrain découvert s'étendant entre la lisière nord du bois et Fère Champenoise. Une batterie de notre groupe prend position à 400m au sud ouest de la cote 130 et parvient à réduire au silence une batterie de campagne ennemie en position de la cote 127. L'artillerie ennemie balaie tout le terrain compris entre la lisière nord des bois et Cauroy, mais les unités du gros de la colonne grâce à leur formation en lignes de petites colonnes largement espacées ne subissent que des pertes légères et font bonne contenance. Vers 8h30 l'infanterie allemande sortant de Fère Champenoise dessine un mouvement vers le sud ouest, malgré les mitrailleuses elle est tenue en échec par nos compagnies d'avant garde déployées vers la cote 130 et la ferme Saint Georges ; vers 9h le 9è Corps semble avoir progressé et avoir atteint les fermes d'Hazel et de Sainte Sophie. L'infanterie allemande cherchant à s'infiltrer par le fond très ouvert de la Vavre, une compagnie va prolonger l'avant garde à gauche jusqu'à la rivière avec mission de se relier au 9è Corps. Deux nouvelles compagnies renforcent l'avant garde qui s'étend à droite jusqu'à la cote 134. Un violent combat s'engage sur toute la lisière ; notre infanterie arrête l'ennemi par de rigoureuses contre-attaques et lui fait subir de grosses pertes, notamment à une batterie de mitrailleuses ; elle soutient ainsi pendant près de 4 heures l'attaque d'un ennemi très supérieur en nombre et vers midi notre batterie en position vers la cote 130 doit cesser son feu faute de munitions, les deux autres batteries du groupe qui devaient s'établir au sud de la ferme Saint Georges ont disparu sans avoir tiré et sans avoir prévenu leur chef de groupe. L'artillerie ennemie n'étant plus contre battue dirigea alors sur toute la position un feu d'une violence extrême : plusieurs maisons de la Colombière et Cauroy sont incendiées par les obus allemands. Notre infanterie se retire alors en bon ordre par échelons sous la protection d'une compagnie de la réserve qui a pris position dans les tranchées à cheval sur la route à hauteur du moulin de Connantré. Vers midi 30 le Général commandant la 21è Division donne l'ordre de ne pas défendre les lignes de la Maurienne et de se retirer à la lisière nord des bois situés à 1.500 mètres au sud de Cauroy à cheval sur la route de Faux où une position de repli a été organisée. Le 290è exécute en bon ordre ce mouvement rétrograde bien que ses unités soient traversées par des fractions en désordre d'autres corps refluant de Connantré et des hauteurs au nord ouest d'Oeuvy. Vers 13h30 le régiment est installé à la lisière des bois, 1.500 mètres au sud de Cauroy ayant à sa droite le 65è RI et à sa gauche le 93è. Le quartier général de la 21è Division est à la ferme de Bel Air. L'ennemi n'a pas poursuivi. Le régiment bivouaque sur cette position. Le sous-lieutenant VALTAT est évacué pour maladie (sic) blessé à l'abdomen."
Ce jour-là au combat de Cauroy il y eut 34 tués, 124 blessés dont le soldat Lucien BESSONNEAU, voir http://indre1418.canalblog.com , et 58 disparus.

- balle de mitrailleuse en janvier 1915 près de Zonnebeke (Belgique)

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Titulaire de la Légion d'Honneur, Croix de guerre, Médaille de Verdun, Croix du Combattant.

Les citations qui lui ont valu la Croix de guerre :

Citation à l'ordre du 20 CA N°108 du 24/04/16
"
Sous officier plein d'allant. A fait preuve à plusieurs reprises depuis le début de la campagne, de courage et de sang-froid. Deux fois blessé s'est acquis de nouveaux titres pendant les combats du 3 au 10 mars 1916 en allant reconnaître des emplacements de combat sous un bombardement violent. "

Citation à l'ordre de la 3è Armée n° 234 du 11/08/1916
" Officier très zélé, déjà cité à l'ordre.
S'est proposé pour tenter un coup de main sur les tranchées allemandes. A su prendre d'habiles dispositions qui ont permis à son détachement la capture de deux prisonniers. A conduit l'exécution de cette opération avec un courage et un entrain digne d'éloges. "

Citation du 21 CA n° 117 du 31/10/1916
" Commandant une compagnie en position dans un saillant prononcé au nord est d'Ablaincourt, menacé d'enveloppement par une attaque allemande qui avait pris pied dans le secteur voisin, a maintenu par son exemple et son sang-froid des hommes dans les tranchées. A contribué à reprendre une partie du boyau de communication perdu et a rétabli la liaison dispersant et tirant de concert avec les mitrailleuses du bataillon les allemands qui s'étaient introduits dans nos lignes.(Nuit du 13 au 14/10/1916). Officier d'un courage éprouvé. "

Citation du 21 CA N° 210 du 28/04/1918
" Jeune officier courageux et énergique chargé d'une reconnaissance dans un petit bois a accompli sa mission très habilement en utilisant parfaitement le terrain et ramené 4 prisonniers et 2 mitrailleuses. "

Citation de la 167 DI N° 33 du 27/08/1918
" Adjoint à son chef de bataillon pendant les opérations du 18 au 25/07/1918 s'est acquitté des missions qui lui ont été confiées avec sang-froid et dévouement dans les moments les plus difficiles. Le 19 juillet a exécuté une reconnaissance délicate pour déterminer les cheminements de son bataillon lancé à la poursuite de l'ennemi, s'est dépensé sans compter les jours suivant pour assurer la liaison entre les bataillons voisins. "

Citation de la 4è Armée N° 1528 du 27/12/1918
" Officier d'une rare conscience. Après s'être distingué au cours des combats du 26 septembre 1918, a donné le 3 octobre le plus bel exemple de bravoure lors de l'attaque de la ferme de Médéah, dans un terrain difficile parsemé de boqueteaux garni de mitrailleuses. Est arrivé un des premiers sur l'objectif final et l'a dépassé après avoir capturé une trentaine de prisonniers. Soumis à un violent bombardement par avions, a maintenu le plus grand ordre dans sa section. "

Extrait de la petite histoire du 409e adaptée et commentée par le Général VALTAT (Sous-lieutenant en 1914 au 290e RI):

1916 Plateau de Quennevières : "[...] Les lignes, sur ce plateau que l'âpreté des combats de 1914 a rendu célèbre, s'imbriquaient les unes dans les autres, et le contour en dents de scie inspire aux cartographes sans imagination des dénominations de " saillants " exactement numérotés. Un seul échappe à l'arithmétique, et c'est le plus agité : celui du " Jambon ".
Bombardements et coups de main nous coûtent une moyenne journalière d'un tué et cinq blessés. Une de nos reconnaissances, menée par CAGNAC, capture un prisonnier.
Relevé le 9 juin, nous sommes ramenés aux lignes 15 jours après un repos relatif dans les arrières boisés de l'étang d'Offémont.
Le 3 juillet, le détachement LAGRANGE attaque le Saillant 103 et capture deux prisonniers. Le lendemain, GOUPY entraîne un groupe, mais, par un malencontreux hasard, Français et Allemands, sortis ensemble, se heurtent entre les fils de fer.[...]"

Officier (Capitaine de réserve) il fut de nouveau mobilisé en 1939 au 435e régiment de Pionniers (435ème RP) et affecté comme Commandant de Cie à la 10e Cie (2e bataillon).
Sur sa demande en qualité de père de famille nombreuse il fut affecté au CMI 93 au Blanc à partir de mars 1940.

 
 
Croix de guerre remise par le Gal NICOLAS le 11 mai 1916 : 2 palmes-4 étoiles 3 vermeil, 1 bronze
 
Médaille de Verdun - Inscription n�13.169 sur le Livre d'or des Soldats de Verdun
 
La Légion d'Honneur reçue en 1920
 
 
1911 - Service militaire Sergent 90 RI
 
Sergent au 90 RI en 1914
 
Lieutenant au 114 RI après 1920
 
 
Lendemain d'attaque - Moulin de Loivre 10 mai 1917
 
Les officiers du 1er bataillon du 409 RI - Carrières de Marzilly (51) 1er mai 1917
 
Insigne du Capitaine J. Lagrange - 435 RP 1939-1940
 
pages créées le 12/05/05
mise à jour : 19/10/2010